La plaie des dépôts sauvages sur la commune : une fatalité ?

Publié le

Photos extraites du dernier bulletin municipal "Valergues Infos"

Photos extraites du dernier bulletin municipal "Valergues Infos"

Tribune libre

La plaie des dépôts sauvages sur la commune : une fatalité ?  

Nous avons tous reçu il y a quelques jours – nous, Valerguoises et Valerguois – le journal d’information municipale Valergues INFOS.
Celles et ceux qui me connaissent savent que, depuis presque 20 ans, je suis sensible à tout ce qui touche aux problématiques environnementales. J’ai en effet travaillé sur le sujet, d’une part en entreprises, en tant que chef de projet ou consultant, et d’autre part en école et universités en tant qu’enseignant. Je pense donc, très humblement, que l’écologue (1) que je suis sait de quoi il parle.
Quel rapport avec Valergues INFOS me direz-vous ? J’y viens !
Je me suis attardé sur la page 12 du journal, et plus particulièrement sur le petit article intitulé « incivilités, ça continue ! », et ma 1ére réflexion a été – et je pense que vous l’aurez constaté aussi – que tout cela avait un air de déjà-vu. Nous y avons droit à chaque édition du journal…
Qu’en ressort-il ? pas grand-chose si ce n’est une plainte du rédacteur de l’article, certes citoyenne et légitime, mais ô combien remplie de langueur ; et une directive, à savoir, prévenir la Mairie si nous constatons la présence d’un dépôt sauvage.
D’après vous, quel est le bilan ? Nul, évidemment, car il n’y a pas de réelle(s) action(s) engagée(s) pour lutter contre ces dépôts sauvages. Tant que la seule réaction se limitera à une intervention des services techniques pour nettoyer, cela continuera, encore et encore…
Donc, en résumé, à en juger ce que rapporte régulièrement Valergues INFOS, la réponse à la question posée en titre est clairement « OUI », ce serait une fatalité… ce que je me refuse à croire. Je n’ai pas la prétention d’avoir LA solution au problème ; en revanche, qui ne tente rien n’a rien, donc… voici quelques propositions :

Pourquoi ne pas créer, en Mairie, une commission environnement dédiée, dans un premier temps, à ce problème ? Commission dirigée, par exemple, par l’adjoint à l’environnement et constituée d’élus et de citoyens. Commission qui, par exemple encore, organiserait cycliquement des patrouilles, ou encore des réunions de sensibilisation, mais pas que…

Pourquoi ne pas solliciter la Gendarmerie Nationale et leur demander comment elle pourrait
collaborer avec la commission environnement ?

Pourquoi ne pas se renseigner auprès de la Police de l’Environnement afin de mettre en place des plans d’actions ?

Pourquoi ne pas contacter l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et solliciter leur aide ?

Pourquoi ne pas contacter les autres communes de l’Agglo ? on est plus forts à plusieurs, c’est bien connu !

Liste non exhaustive de propositions… nous ne pouvons pas laisser faire ce genre de pratiques !... et je suis prêt à m’investir dans un plan d’action sérieux et coordonné.

Robert COLIN

(1) Ecologue : personne investie dans la connaissance scientifique de l’écologie ; l’écologiste étant plus un défenseur humaniste de l’environnement.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article