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Photo Eloi Martinez

Une tour, haute de 22 mètres sert de base à une horloge à quadruple cadran. Ce monument, érigée en 1895, a coûté 12 000 francs de l’époque. Restauré en partie pour son centième anniversaire (fontaine) en 1997. Lors des travaux de réfection de la place un puits a été découvert et mis en valeur. Du haut de l’horloge, le panorama porte jusqu’aux Cévennes au nord, les étangs et la Grande Motte au sud, et à l’ouest le château de Castries.

Qui était Léopold Carlier l'architecte du renouveau sous la 3ème République qui a conçu la Tour de l'Horloge de Valergues à la fin du 19ème siècle?

Les plans de la Tour de l'Horloge de Valergues sont de Léopold Carlier architecte montpelliérain a qui l'on doit aussi de nombreuses demeures sur la place de la Comédie

Qui était Léopold Carlier qui a conçu la Tour de l’Horloge ?

extrait d’un article de Virginie Moreau dans l’Héraut juridique et économique

« On doit à Léopold Carlier (1839-1922) de nombreux hôtels particuliers, surplombés de dômes, situés sur la place de la Comédie, l’Hôtel du Midi, les Nouvelles Galeries ; le Pavillon Populaire ; ainsi que des bâtiments éducatifs et administratifs. Lui et son fils Louis (1872-1955) construiront les principaux bâtiments de Palavas, comme le casino, l’église Saint-Pierre et la mairie. L’époque de Louis coïncide avec l’arrivée du béton. Il travaillera notamment sur des établissements bancaires, alors en plein développement, et sur la Cité Mion. Pour sa part, René (1899-1985) contribuera à une architecture plus régionale en concevant des villas en bord de mer, à Carnon et Palavas. Il remportera aussi le marché des bureaux de Poste, dont celui de Rondelet. »

 

Des châteaux, des hôtels particuliers mais aussi des écoles, des mairies, des banques...

Extrait d’un article de Bruno Deschamps sur le site Double vue.

« Né à saint Etienne en 1839, Léopold Carlier reprend l'activité d'un de ses confrères montpelliérains, Louis Corvetto, en 1870. Sa production est impressionnante et les places et lieux emblématiques de Montpellier, Béziers, Sète, Narbonne témoignent de cette activité exceptionnelle. Grace à son large réseau de connaissances et à son implication dans la vie publique et politique, il s'est constitué une clientèle fortunée qui lui confie des réalisations importantes telles que des châteaux (La Cerisaie à Montpellier, Mus à Murviel les Béziers), des hôtels particuliers (l'hôtel Bühler à Béziers) ou des villas de prestige (la Villa Guy à Béziers ou la villa Pams à Perpignan). Dans l'espace public il réalise aussi des lieux commerciaux tels que les Nouvelles Galeries à Montpellier ou les Halles de Béziers et de Narbonne ainsi que des établissements publics comme le collège Victor Hugo à Narbonne, les mairies de Thézan-les-Béziers et de Cazouls-les-Béziers dont les façades rappellent d'ailleurs étrangement celle du théâtre de Béziers. Louis prendra la suite de son père en 1929. Il reste à l'écart des bouleversements architecturaux de son époque qui donnent naissance à l'Art Nouveau  et développe un style varié basculant d'une architecture régionaliste pour sa clientèle privée à un style plus moderniste pour les immeubles ou les bâtiments publics. On lui doit de nombreux immeubles à Montpellier, plusieurs banques telles que le Crédit Lyonnais sur la Place de la Comédie à Montpellier ou la Société Générale sur les Allées Paul Riquet à Béziers, et quelques édifices religieux, l'église Saint Joseph à Sète ou l'église Saint Pierre à Palavas les Flots. René, dernier de la dynastie, utilisera le nouveau vocabulaire architectural qui évolue avec les matériaux modernes et plus particulièrement le béton. Il se consacrera essentiellement à la construction d'immeubles qui gagnent en hauteur et dont les façades se simplifient. Montpellier est son terrain de d'action privilégié. Il interviendra aussi beaucoup sur les stations balnéaires naissantes Palavas et Carnon où il bâtit de nombreuses villas privées. »

La place du village et la tour de l'Horloge début du 20ème siècle

 

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