Métropole: Laurent Jaoul monte au créneau pour défendre la chasse

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Le Maire de Saint-Brès et Vice-Président de la Métropole de Montpellier entend ne pas laisser ce qu'il appelle les "ayatollahs de la chlorophylle"  interdire la chasse sur le territoire des communes composant la Métropole. Ci-dessous la position de Laurent Jaoul publiée intégralement par le Journal de Valergues.

un arrêté en date du 23 décembre, au nom de la Métropole, a mis le feu aux poudres, dans lequel Madame Mantion décide d'interdire la chasse au lieu-dit Valedeau. Laurent Jaoul est vent debout pour défendre les traditions de la chasse populaire

un arrêté en date du 23 décembre, au nom de la Métropole, a mis le feu aux poudres, dans lequel Madame Mantion décide d'interdire la chasse au lieu-dit Valedeau. Laurent Jaoul est vent debout pour défendre les traditions de la chasse populaire

"Mon intervention au Conseil de Métropole

Je voudrais revenir, Monsieur le Président, mes chers collègues sur la décision numéro 2020-908.

De quoi s'agit-il ? D’un arrêté en date du 23 décembre, au nom de la Métropole, dans lequel Madame Mantion décide d'interdire la chasse au lieu-dit Valedeau.

Sur la forme : Madame la Vice-présidente a pris cette décision sans la moindre concertation, faisant fi de la convention qui lie la Métropole de Montpellier à la Fédération des Chasseurs.

Le Président de la Fédération des Chasseurs de l'Hérault, mon ami Jean-Pierre Gaillard, l’a découvert dans la presse !

Pour communiquer avec les instances cynégétiques, Madame Mantion a fait le choix d'un simple tweet à connotation discriminatoire envers la chasse.

S'en est suivie une organisation méthodique pour attaquer la communauté des chasseurs. Sa déclaration dans la Gazette de Montpellier avait pour principal objectif de mettre de l'huile sur le feu, je la cite :"l'objectif final, c'est d'interdire la chasse sur l'ensemble du territoire de la Métropole de Montpellier ".

Propos qui ont fait ensuite l’objet d’une surenchère par son camarade Raynaud, qui ajoute je le cite : "qu'il souhaiterait interdire la chasse sur tout le territoire national !"

Et Madame Mantion de surenchérir en déclarant, je la cite : "les chasseurs sont des pompiers pyromanes, je souhaite interdire la chasse dans un premier temps sur les communes de Clapiers, Jacou et Villeneuve-lès-Maguelone.

Plus grave encore, elle poursuit sans vergogne son activisme par une déclaration des plus surréalistes. Je la cite : "Nous mobiliserons la police municipale pour lutter contre les braconniers".

Sachez, Madame Mantion, que si votre mandat vous donne une petite parcelle de pouvoir, il ne vous autorise pas pour autant à faire n'importe quoi. Ni le Maire, ni les policiers municipaux n'ont la compétence en matière de lutte contre le braconnage. Je vous invite donc à réviser vos leçons avant de faire de telles déclarations qui discréditent notre institution !

Je rappelle à ceux qui l'ignorent, que la Fédération des Chasseurs est reconnue d’utilité publique, elle travaille avec la police de l'environnement pour lutter contre le braconnage, elle a des partenariats avec toutes les EPCI de notre département, mais aussi avec le Conseil départemental, la Région Occitanie, les services de l'Etat.

Désormais, seule la Métropole de Montpellier fera exception.

Ne croyez-vous pas mes chers collègues, par les temps qui courent, avec nos concitoyens qui souffrent, nos commerçants et nos artisans qui sont en grande difficulté, nos étudiants, nos personnels soignants, ne croyez-vous pas qu'il y avait d'autres priorités pour l'exécutif de la Métropole que de s’attaquer aux chasseurs ?

Monsieur le Président, je ne voudrais pas éluder les questions éthiques comme vous l’avez indiqué en ouverture de cette séance, liées à la pratique de la chasse.

Croyez-le, je ne suis pas de ceux qui nient la souffrance animale, mais il y a toujours plusieurs façons de juger nos pratiques ancestrales, nos us et coutumes, celles qui font la richesse du patrimoine de notre pays.

A la manière de Marcel Pagnol dans "La gloire de mon père", je pourrais raconter avec beaucoup d'émotion mes souvenirs d'enfance à Ganges, avec mon père et mon grand-père, qui m’emmenaient à la chasse, moi portant le carnier, eux portant le fusil en quête d’un lièvre ou d'une perdrix et ce bonheur du partage, de la transmission de nos valeurs issues de nos racines rurales.

Mais je pourrais aussi vous raconter ce que certains pourraient ici, qualifier d'abominable, quand mon grand-père s'adonnait paisiblement au plaisir de la pêche et plantait l'hameçon dans un asticot pour accrocher une truite, qui finissait à l'agonie dans un seau.

Mesdames, Messieurs.

J'ai déjà eu l'occasion de le dire : je suis frappé, oui frappé par la montée en puissance d'une nouvelle dictature verte, qui consiste à niveler vers le bas, tous les rapports entre l’homme et l’animal.

Une idéologie qui veut imposer son point de vue et sa sensibilité à autrui par tous les moyens, y compris par les mensonges, la manipulation, parfois même par la violence.

Car diaboliser la chasse pour la combattre n’est qu'un prétexte idéologique qui masque d'autres intentions bien moins louables celles-là : changer l'alimentation de l'humanité, supprimer la viande dans les cantines de nos écoles, faire de l'animal, mais aussi des arbres (on l'a vu dernièrement avec le sapin de Noël de Bordeaux) l'égal de l'homme et au final, emmerder un peu plus chaque jour les citoyens de notre pays.

Voilà le grand programme et le grand projet que les ayatollahs de la chlorophylle voudraient nous imposer.

Et de ce point de vue-là, je suis de ceux qui refuseront toujours, même pour gagner quelques voix aux élections, de se soumettre à une écologie sectaire et punitive.

Pour conclure mon propos, ce dont je suis certain, c'est qu'avec la montée en puissance de l'activisme délirant de cette poignée d'extrémistes, les citoyens de notre territoire ont bien plus à perdre qu’à gagner."

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