En parcourant la presse ce 21 avril

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En parcourant la presse ce 21 avril

Extraits des éditos

Libération consacre son édito du jour au changement politique va nécessairement générer la crise sanitaire actuelle

...."Dans cette atmosphère tragique ce sont les valeurs, les idées, les méthodes de l'ancienne gauche qui sont catapultées au premier plan, elles qu'on disait rangées au musée des vieilleries poussiéreuses: relance par la dépense publique, volontarisme étatique, politique industrielle, redistribution en faveur des laissés-pour-compte, etc. Étrange revanche d'une culture politique qu'on disait morte et enterrée..." Laurent Joffrin, l’éditorialiste de Libération suggère que pour traduire politiquement cet impératif de société, il faudra "immanquablement , l'alliage nouveau d'une volonté de transformation sociale, sans laquelle il n'est pas de but mobilisateur, et la prise en compte des réalités nouvelles nées de la crise. Ces réalités sont sanitaires et économiques. On s'accordera sans doute pour réserver une priorité au service public de santé, à la recherche médicale en particulier, à un plan pour le grand âge, première victime de la pandémie. mais on devra , simultanément, affronter les épreuves de la récession en cours, qui risque de faire bondir le chômage et d'imposer aux classes populaires de nouvelles souffrances...." et en conclusion Laurent Joffrin donne une piste politique "il faudra enfin, sauf à se contenter du ministère de la parole, trouver les voies et les moyens d'un changement de majorité, dans la mesure où l'actuelle aura du mal, quoi qu'elle en dise, à brûler soudain ce qu'elle a adoré et appliquer un programme inverse de celui qui l'a porté au pouvoir. C'est à dire pour écarter le risque de voir renaître, sous des atours neufs, le monde d'avant, rendre tous ses droits à la politique"

Aujourd'hui en France a choisi pour son éditorial l'angle de la science et la patience.

Frédéric Vézard cite Oscar Wilde "C'est le mérite de la science d'être exempte d'émotions" un jugement qui prend un étrange relief aujourd'hui écrit l'éditorialiste qui poursuit en constatant que "voilà des semaines que la science gouverne nos vies, délimite nos libertés, encadre nos gestes. Froide, impartiale, elle explique nos peurs et alimente nos espoirs. La science méprise les passions politiques, les débats fumeux et jamais innocents (...) la science cette amie sûre, n'a qu'un gros défaut: elle réclame de la patience.... " En attendant écrit Frédéric Vézard "il nous faut avancer dans le brouillard, au risque de se tromper. Accepter cette part de doute qui fait du "déconfinement" une urgence sociale et un pari risqué"

Midi Libre pointe les différences de gestion de la crise selon les pays

C'est Yann Marec qui signe aujourd'hui l'édito du Midi Libre. Avec un tire interrogateur "Vous comprenez?". En fait il se demande comment on peut comprendre autant de différences de gestion de la crise entre les différents pays. "Le virus serait-il plus violents selon certains passages de frontière? La Suède ne confine pas, la Norvège rouvre ses crèches, les régions allemandes remontent les rideaux de commerce, la Grèce ne connaît pas le Covid-19, la Biélorussie joue au foot... C'est à n'y rien comprendre, comme si la circulation de ce virus n’avait qu'un seul but: faire tourber en rond la planète. Alors remettons à l'endroit notre destin, c'est prioritaire. Sinon, le monde de demain peut ressembler à celui d'hier, mais en pire" .

Eloi Martinez

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