Chronique des municipales (14)

Publié le

Le dernier conseil municipal du mandat aura lieu le 26 février (photos archives Midi Libre Manuel Azorin)

Le dernier conseil municipal du mandat aura lieu le 26 février (photos archives Midi Libre Manuel Azorin)

Dans moins d'un mois le choix

se fera dans le secret de l'isoloir

Le 26 février 2020, aura lieu le dernier conseil municipal du mandat 2014 - 2020.

Depuis six ans, sauf au dernier conseil pour cause d'élections municipales en approche, personne dans le public. Très drôle d'ailleurs, que des personnes qui n'ont jamais mis les pieds dans la salle du conseil lors des séances en six ans, se trouvent subitement animées par une flamme citoyenne. 

Dommage, car la démocratie y gagnerait si les citoyens se préoccupaient un peu plus des affaires communales entre deux élections, plutôt que de donner mandat, déléguer et attendre l'échéance suivante pour reconduire ou évacuer l'équipe en place.

Une équipe aux compétences avérées, multiples et d'une grande diversité

Alors bien sûr, on nous promet monts et merveilles. Démocratie participative, référendums, conseils de quartiers et tutti quanti... Je serai tenté de dire chiche! si nous n'avions été échaudés tant de fois...

Le choix, puisqu'il s'agit de cela aujourd'hui, ne va pas être simple.

D'un côté, un prétendant volontaire et ambitieux (ce qui n'est pas forcément un défaut), entouré d'une équipe aux compétences avérées, multiples et d'une grande diversité d'opinions, avec un programme époustouflant, qui aurait quasiment pu être élaboré par un bureau d'études pour une grande ville. Ça donne envie. 

Le choix de la continuité avec une équipe non moins compétente

Combien ça coûte? pour l'instant on ne sait pas... Les impôts ne seront pas augmentés nous dit-on. Comme ils n'ont pas non plus été augmentés par l'actuel conseil, on se demande alors qu'il y a de plus en plus de transferts de charges sur les communes, comment vont être financés les projets?  A moins de vendre du patrimoine, comme les différentes municipalités à Valergues ont fait depuis trois décennies (terrains à la SNCF, ancien presbytère, ancienne mairie, ancienne parcelle du château d'eau, place Auguste Renoir...). 

Le choix d'un autre côté, avec un maire sortant, qui vient d'accomplir trois mandats, élu par une entourloupe en 2001. Un édile dont on connaît le côté autoritaire, mais aussi le côté rigoureux dans la gestion, ancien fonctionnaire à la DDASS du Gard connaissant bien les rouages de l'administration, mais surtout ayant malgré tout un bilan non négligeable. Le choix de la continuité avec une équipe non moins compétente et expérimentée.

La coûteuse construction de la salle Lucien Rioust

Un bilan non négligeable, hormis la coûteuse construction de la salle Lucien Rioust (plus d'un million et demi d'euros), qui aurait pu vu, le prix final, être conçue au départ comme une halle des sports servant de salle polyvalente, ce qui éviterait aujourd'hui un projet de halle des sports. Quels gâchis... 

Hormis aussi, le long processus de la réalisation du projet de la ZAC des roselières (aujourd'hui Sainte Agathe), ce en quoi, la majorité sortante n'est pas tout à fait responsable, puisque déjà la campagne des municipales de 2014 a été polluée par cette question. Les propriétaires mécontents du prix d'achat, de leurs terrains, qui leur était proposé, soutenus, par un promoteur et le prétendant aujourd'hui au poste de maire, ont attaqué en justice ce qui a largement retardé le projet de construction de logements qui à l'arrivée est aujourd'hui en cours de réalisation.

Un travail de la commission culture qu'il faut saluer

Je ne nie pas le droit des propriétaires de faire valoir leurs droits et aux promoteurs de vouloir récupérer du foncier pour leurs plus grands intérêts, mais force est de constater que le projet s'en est trouvé retardé.

Un bilan intéressant notamment sur le plan culturel, avec de nombreux spectacles et expositions, un travail de la commission culture qu'il faut saluer. Vie associative, fêtes, et festivals des fanfares soutenus, bien sûr peut mieux faire. Il est vrai qu'il manque de l'utopie dans les projets et un peu plus de dialogue et de concertation. Concertation par exemple, avec les associations, au moment de l’élaboration du projet de la salle polyvalente Lucien Rioust, cela aurait évité beaucoup d’erreurs coûteuses.

Du bétonnage parsemé de fleurs

Le choix qui se présente donc entre "les deux Jean-Louis" n'est pas simple, car il manque selon de nombreux valerguois.e.s une troisième voie, celle qui pourrait offrir à ce village une alternative raisonnable qui propose un urbanisme raisonné, et non du bétonnage parsemé de fleurs, même si l'idée de ceinture verte reprise du POS élaboré par Daniel Rieusset apparaît dans un des programmes. Elle ne rassure pas pour autant, car la ceinture verte entourant de nouveaux lotissements ne deviendra qu'un aménagement paysager que les futurs promoteurs n'auront pas à financer. je dis ça...

Nous ne priverons pas de continuer à commenter cette campagne

Les programmes commencent donc à être connus. Nous attendons avec impatience les réunions publiques. Quoi qu'il en soit, les électrices et les électeurs sauront faire leur choix dans le secret de l'isoloir.

En ce qui nous concerne, fidèles à notre ligne éditoriale, nous ne donnerons aucune consigne de vote, mais nous ne priverons pas de continuer à commenter cette campagne et à apporter les éléments de compréhension. Nous le disons à nouveau, nous sommes ouverts à tous les commentaires alors n'hésitez pas. Nous publierons vos "coups de gueule" vos propositions ou suggestions, vos réactions à nos articles. 

A bientôt pour une prochaine chronique.

Eloi Martinez

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article