Tour de l’Horloge : il y a quelque chose qui cloche

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Depuis mars dernier l’emblématique Tour de l’Horloge de Valergues ne ponctue plus les heures et demi-heures du son de sa cloche, des valerguois s'en inquiètent

Dans le Journal De Valergues du 9 mai 2019, nous indiquions que l'architecte Léopold Carlier avait dessiné les plans notre tour de l'horloge construite entre 1895 et 1897. L’architecte était très connu à l’époque pour avoir notamment conçu les immeubles imposants de la place de la Comédie à Montpellier.

Nous en avons fêté les 100 ans de notre Tour de l’Horloge le 31 août 1997, par une journée festive : vendanges à l'ancienne, activités route des platanes, repas du soir sur la place, signature d'un parchemin, par les participants, mis dans un tube de cuivre scellé dans la fontaine réhabilitée par un Valerguois. La tour a fait l’objet d’une grande et belle rénovation en 2017 inaugurée lors des journées du patrimoine en septembre de la même année.

La cloche de l'horloge a bercé l'enfance et la vie de tous les Valerguois depuis des décennies, sans discontinuité, malgré les guerres, sonnant heures et demi-heures.

Mais depuis mars 2020, plus de son, ou sinon épisodiquement et tellement rarement. Personne ou presque ne le relève ou ne s'en émeut.

L'intérêt, en ces temps, est ailleurs. Ce silence est-il dû au coronavirus, à une défaillance technique ou à la volonté de riverains excédés et hostiles au son de la cloche ?

 Qu'en penserait Léopold Carlier ?

 

Photo archives Eloi Martinez

 

 

 

                 Carte postale représentant la tour de l'Horloge au  début du XXème siècle

 

 

Les plans de la Tour de l'Horloge sont de Léopold Carlier architecte montpelliérain a qui l'on doit aussi de nombreuses demeures sur la place de la Comédie  (archives Hérault n° 2 0 321 /11/2)

 

Ce qu'écrit le magazine "Le Petit Futé" à propos de la Tour de l'Horloge de Valergues

"Érigée en 1895, cette superbe horloge de 22 mètres a été en partie restaurée en 1997. Les travaux ont permis de redonner du cachet au lieu et de découvrir la présence d'un puits sur place. Du sommet de l’horloge, le panorama porte jusqu’aux Cévennes au nord, les étangs et La Grande-Motte au sud, et à l’ouest le château de Castries. On peut observer la vie du village et contempler son environnement. C'est aussi un bon point de vue pour admirer la flèche qui couronne le monument, elle est en fer forgé et supporte une cloche et une girouette qui rappellent le clocher d’une église. Cette construction unique en son genre dans la région rappelle pour certains les beffrois du Nord et pour d’autres les phares bretons. "

Publié dans Patrimoine

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